Tous les articles par Enzo Ferreira Borges

PLein soleil sur NETFLIX

            Aujourd’hui nous avons eu la chance d’assister à la conférence de Diego Buñuel, directeur Europe des documentaires originaux Netflix. Les places étaient chères. Il fallait se lever de bonne heure pour assister à cet oral. La plateforme et son représentant étaient les stars du Sunny Side. En même temps comment résister l’appel du géant américain ? Des dollars pleins les yeux l’assemblée de producteurs s’engouffre dans la salle de l’Agora. L’ouragan Netflix, incarné par l’ancien directeur des documentaires de Canal+, est venu présenter au monde du cinéma du réel ses exigences et ses ambitions.

La plateforme a commencé par nous présenter des chiffres colossaux. Elle est présente dans 190 pays pour 155 millions d’abonnés qui consomment 115 milliards d’heures de contenus par an. La capacité de diffusion de Netflix est incontestable.

Elle a ensuite poursuivi en nous parlant de son algorithme et de ses stratégies pour provoquer la consommation de ses contenues. La technologie mise en place par Netflix est impressionnante. Pour illustrer notre propos voici un exemple : pour représenter chaque contenu disponible sur la plateforme il existe une vingtaine d’images. Si le premier jour l’image choisie par l’algorithme ne vous plaît pas au point de cliquer sur le film, alors le lendemain cette image sera différente pour tenter de vous plaire davantage. Les goûts de tous les membres sont analysés afin de proposer à chacun une plateforme à l’apparence personnalisée. Tous les moyens sont bons pour plaire à ses abonnés.   

Diego Buñuel a aussi présenté les attentes de la plateforme en termes de contenu pour les documentaires. Il a insisté sur l’importance de l’histoire des films et des personnages. Tout doit être réel, haletant, comme un film ou une série dramatique. Divertir, intriguer ou encore faire rire, les formes que peuvent prendre les documentaires sont multiples. Pourtant leur objectif reste constamment le même : fasciner le spectateur grâce à une histoire réelle qui dépasse la fiction.

Tous ces sujets sont « Glocaux » : ils partent du local tout en gardant un potentiel international. Par exemple on peut parler de la France et du foot grâce au joueur Anelka car ce dernier est connu en Espagne, Angleterre, Italie et Allemagne, quatre territoires clés en Europe pour la plateforme. Finalement le local ne fonctionne chez Netflix que s’il se tourne vers l’extérieur.

Pour conclure cette intervention de Diego Buñuel fut très enrichissante pour comprendre comment Netflix se place face au monde du documentaire et comment répondre à ses attentes.