Archives de catégorie : Documentaires

S’engager dans l’Histoire, une transformation du regard

Jeune réalisateur au FIPA 2015  : rencontre avec Jérôme Clément-Wilz

Première fois au FIPA de Biarritz pour Jérôme Clément-Wilz. En compétition, Un Baptême du Feu est un documentaire de création produit par Jérôme Caza. Nous sommes allés à sa rencontre et vous proposons ici un compte rendu de cet échange. Qui est ce jeune réalisateur ? Quelle vision du documentaire nous propose t-il ? Comment a t-il crée ce film ? Telles sont les questions que nous avons abordées.

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“Nous nous trouvons tous un jour à la croisée des chemins. Pour certains, cela arrive plus tôt que d’autres »

«A class of their own», un film de Haryun Kim, est le fruit d’un travail de quatre ans. Quatre ans passés dans une école primaire de Canton, qui accueille des enfants d‘émigrés qui n’ont pas accès à l’éducation publique en Chine.

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« J’ai essayé d’être conducteur d’Opéra, je n’ai pas trouvé de travail, je suis devenu documentariste »

A l’occasion du 150e anniversaire de Richard Strauss, le réalisateur allemand Eric Schulz présente son documentaire « Richard Strauss – Am Ende des Regenbobens / Richard Strauss – A la fin de l’arc-en-ciel » dans la catégorie musique et spectacle au FIPA de Biarritz 2015.

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LA REFORME DU COSIP, Inquietudes et Espoirs

Le Sunny Side of the Doc de la Rochelle s’est ouvert cette année avec une présentation de la réforme du COSIP.

Dans la salle de l’Agora presque remplie, les producteurs de l’audiovisuel français s’inquiètent.

Quels sont les enjeux, les modifications et les attentes de cette reforme du compte du soutien des films documentaires ?

Les opinions sont mitigées.

Le documentaire est aujourd’hui le premier genre audiovisuel aidé et le deuxième genre le mieux exporté à l’international après l’animation. Après l’Angleterre et les Etats Unis, la France se présente aujourd’hui comme le troisième exportateur mondial des documentaires.

L’augmentation de la production de documentaires s’explique en grande partie par la hausse de la demande des chaines payantes ;  on constate une hausse de 43% de commandes de documentaires pour les chaines publiques nationales, 276% pour les chaines privées nationales gratuites et 60% de la part des chaines payantes. Il ne faudrait en outre surtout pas oublier que trois des meilleures audiences l’an dernier ont été faites par des documentaires.

Une réussite totale.

Cependant,  les documentaires dits de « création » continuent à se battre pour exister. La reforme du COSIP vise à soutenir ces productions fragiles, à encourager les documentaires historiques et scientifiques, à accroître la transparence du secteur et à continuer à encourager les capacités d’exportation et à améliorer la diversité de la production.

Cette reforme fait ainsi suite au rapport remis à la Ministre de la Culture et de la Communication en 2014, rédigé par J. Perrin, C. Lamour, C. Pinski et S. Gordey.

Et voici ce qui nous dit Serge Gordey, d’Alegria Productions autour du rapport et des enjeux futurs.


Paul Tyler’s Workshop

Paul Tyler’s workshop

Mardi vous avez peut-être remarqué à l’entrée du Sunny Lab, une étrange table couverte de Lego et à coté d’elle Paul Tyler. Non Monsieur Tyler n’était pas là pour distraire vos enfants pendant vos 30 rendez-vous quotidiens ou alors que vous pitchiez votre prochain chef-d’œuvre. Paul Tyler était là pour nous apprendre un nouvel outil de travail collaboratif permettant de gagner en efficacité. Après avoir travaillé pour la BBC pendant 12 ans, Paul Tyler s’est finalement installé à Copenhague et a fondé son entreprise de conseil « Handling Ideas ». Son site internet regorge de recommandations émanant de la BBC, d’ITV, d’Arte, du « Nordisk Film and TV Fund », pour n’en citer que quelques uns. (site internet de Handling Ideas : http://www.paultyler.dk/handling_ideas/)

Mais quel est le secret de Paul Tyler ?

Paul Tyler lors de ces sessions vous propose de sortir vos idées de votre boite crânienne afin de mieux les visualiser et d’en faire un vrai mapping. Pour chacun des éléments de votre projet il vous faudra choisir une pièce de Lego la représentant et la poser au centre de la table. Le choix et le placement de cette pièce n’est pas anodin et il permettra à vous et à vos collaborateurs de mieux se souvenir de votre définition de cet élément en la visualisant. Votre équipe travaillera donc sur une base commune et moins sujette à la réinterprétation de chacun, diminuant ainsi le risque de malentendus et augmentant l’efficacité de votre travail collaboratif. Si deux jours plus tard votre définition de cet élément change légèrement il vous sera facile d’en discuter avec votre équipe en se référant aux bases qui ont été clairement posées auparavant.

Cette construction permet également de visualiser plus clairement les rapports entre les éléments de votre projet. Vos protagonistes, votre public, votre message sont ici mis sur la table et leurs liens deviennent plus faciles à appréhender pour l’ensemble de votre équipe. Cette méthode présente un autre avantage non négligeable celui de prendre de la distance vis-à-vis de ses idées. Vos idées ne sont plus uniquement à l’intérieur de vous-même ce qui vous donne un certain recul. Ainsi les remarques et éventuelles critiques énoncées sont reportées sur la construction en face de vous et prennent immédiatement un aspect moins personnel vous rendant plus ouvert aux commentaires extérieurs et donc plus créatif.

Pour vous donner un aperçu de cette méthode voici un extrait de la séance 4 autour du projet transmedia Quipu de la réalisatrice Rosemarie Lerner et du producteur Sebastian Melo de la société de production Chaka Studio.

Quark Prod nous raconte l’incroyable succès de son film « Anaïs s’en va-t-en guerre »

Nous avons souhaité rencontrer Patrick Winocour et Juliette Guigon de Quark Productions suite à l’engouement du public pour  le film de Marion Gervais qu’ils ont produit « Anaïs s’en va-t-en guerre ». Après une diffusion relativement confidentielle sur TV Rennes, le film a ensuite été visionnée plus de 380 000 fois sur le site de la chaîne en replay, et le compteur n’arrête pas de tourner. La production et la protagoniste du film, Anaïs, n’arrêtent pas de recevoir des témoignages de spectateurs touchés par le film qui souhaitent savoir comment aider Anaïs (une page de collecte Ulule a même été créée http://fr.ulule.com/les-tisanes-d-anais). Une folle histoire que les deux producteurs racontent avec fierté mais en  pointant toutefois du doigt l’impossible monétisation de cette audience.

Les producteurs ont repéré la réalisatrice Marion Gervais lors d’une projection de courts-métrages documentaires aux Ateliers Varan. Ils ont alors décidé de travailler avec elle et l’ont accompagné pour ce premier « long » film (45mn).

Aucune chaîne de télévision nationale n’a voulu du projet, qui proposait de suivre Anaïs, une jeune femme étudiante en herboristerie en Bretagne lors de son combat contre tous – famille, professeurs, société – pour développer sa propre affaire et vivre de ses récoltes de plantes médicinales.

Personne ne croit en elle, ce qui fait redoubler de motivation la jeune Anaïs, à l’énergie et à la détermination sidérantes. Mais ce qui touche au-delà de l’histoire personnelle d’Anaïs et qui a permis autant de visionnages et de partages du film sur les réseaux sociaux, c’est la grande universalité du film, qui présente tout simplement quelqu’un qui a décidé de suivre ses rêves peu importe les obstacles. C’est l’histoire d’une vocation et d’une lutte pour la suivre, la sauver malgré les résistances, et l’écoute de sa propre voix intérieure qui sait mieux que personne ce qu’il faut faire de sa vie.

La production s’est donc tourné naturellement vers la chaîne locale TV Rennes, qui a décidé de coproduire le film et bien accompagné le projet. Le budget n’était pas grand mais a permis un tournage à peu près professionnel. Puis la rencontre avec le public s’est faite de manière surprise et considérable comme déjà expliqué. Mais aujourd’hui, malgré ce succès, et la presse locale qui s’est emparé du film, la production reste néanmoins pessimiste quant à sa rentabilité,  les vues sur internet ne rapportant aucun argent. Ils expliquent d’ailleurs l’audience du film en grande partie par sa gratuité, et ne prévoient en outre pas d’édition DVD par la suite.

Seule perspective : un achat par la chaîne France 4 pour une diffusion prochaine. Cela permettrait de continuer à faire exister le film et d’assurer une remontée des recettes pour les auteurs et la production.

Mais le mieux est encore que vous découvriez ce film par vous-mêmes, et le partagiez à votre tour :

Marine & Elisa

Rencontre avec Marie-Hélène Ranc

Nous avons rencontré la productrice de documentaire Marie-Hélène Ranc sur la terrasse du Sunny Side et nous en avons profité pour discuter avec elle du marché du film, de la réforme du COSIP, de la place des producteurs dans le secteur et de la place des chaînes locales dans le financement des documentaires. Découvrez ses réponses dans cette interview vidéo !

Interview réalisée par Cyril, Florent et Marine

Rencontre avec Jonathan Howells, réalisateur d’Alfred & Jakobine

Alfred & Jakobine est une histoire d’amour incroyable liant un aventurier et une artiste à travers le monde et les décennies. Un documentaire aux multiples facettes proche de l’esprit des romans de Kerouac qui entraîne sur les chemins de l’aventure, partage un amour fou et absolu de la vie et vous tire des larmes par sa douce mélancolie sur la rétrospective de deux amants au crépuscule de leur vie. Continuer la lecture de Rencontre avec Jonathan Howells, réalisateur d’Alfred & Jakobine

Yémen, le cri des femmes – Rencontre avec Manon Loizeau

Depuis janvier 2011, au Yémen, une révolution oubliée du reste du monde est en cours. Manon Loizeau a choisi de filmer la révolte des femmes, en s’attachant plus particulièrement à trois d’entre elles : Tawakol Karman, prix Nobel de la Paix en 2011, Nadia Abdullah, étudiante qui s’est improvisée camerawoman de la révolution, aujourd’hui représentante des jeunes au sein du dialogue national, et Ensen Dogesh, laquelle a campé pendant deux ans avec ses cinq enfants et son mari sur la Place du Changement. Chacune à sa manière incarne la formidable libéralisation de la parole des femmes au Yémen.

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