Archives de catégorie : Festivals

Otage(s), la déception de la liberté

Le documentaire Otages, co-réalisé par Michel Peyrard, ancien journaliste et Damien Vercaemer également chef-opérateur, dresse le portait de sept personnes kidnappées par les plus dangereuses organisations terroristes ou militaires dans le monde. De la Colombie à la France, en passant par l’Autriche, ces personnes nous livrent un récit personnel fort et peu entendu des médias traditionnels. Le but de ce film est de faire entendre ces voix d’une manière différente, en allant plus loin que le simple récit de leur kidnapping et de leur libération. Les ex-otages commencent par raconter leur périple vers la liberté mais vont au-delà en nous parlant des difficultés que représente le retour à une vie normale et les nombreux problèmes familiaux que les retrouvailles entraînent. Ce documentaire permet au spectateur de comprendre la torture psychologique qu’un kidnapping représente, mais aussi le traumatisme qui se poursuit bien longtemps après leur libération.  Continuer la lecture de Otage(s), la déception de la liberté

Suspension d’audience au pays des voyeurs

A la cour d’assises de Bruxelles, un homme témoigne de l’assassinat de sa femme et de ses trois enfants. Alors que ce dernier décrit la scène macabre avant d’éclater en sanglot, c’est avec élégance et pudeur que la caméra préfère se poser sur les visages de l’audience, médusés. Suspension d’Audience, réalisé par Nina Marissiaux, est un court-métrage documentaire qui, du haut de ses vingt-quatre minutes, provoque et interroge.

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Les Tombeaux sans noms de Rithy Panh : Les Esprits du passé

La dernière œuvre de Rithy Panh été projetée au FIPA dans une séance introduite par un court de la série Les Mystères d’Archives de Serge Viallet. Produit pour Arte, Les tombeaux sans noms est un film autobiographique traitant de la thématique la plus prégnante du cinéaste : la mémoire du génocide Khmer.

Après L’image manquante, Rithy Panh nous plonge cette fois dans le décor réel de son histoire d’enfance. On le suit dans les plaines rurales du Cambodge, errant sur les vestiges de son passé dans les camps Khmers. Aucune trace ne laisse douter de ce passé lugubre, sauf la mémoire torturée du réalisateur qui met à l’épreuve le lieu de ses tourmentes et honore les esprits de ses défunts proches. Entre spiritisme, archive et poésie le passé émerge pour raconter ce que peu de voix parviennent à dénoncer sur cette époque traumatisante pour les générations passées. Deux villageois racontent cette période où les citadins ont rejoint la campagne pour travailler en masse et subir avec eux les lubies de l’Angkar. Un point de vue variant de celui du petit garçon de Phnom Penh que L’image manquante nous donnait. Ici, ce sont deux hommes qui racontent d’abord l’espoir d’une société plus juste qui s’est transformé en tourmente générale où la famine et la violence étaient omniprésentes.

Dans son précédent film les figurines étaient faites d’eau et de terre, dans Les tombeaux sans nom c’est de bois qu’elles sont faites : un bois flottant arraché de son lieu d’origine et errant, saignant même parfois. Les disparus du génocide Khmer sont représentés par ces statuettes de bois qui sont comme les corps l’ont été : usés puis abandonnés. L’invisible prime sur le visible et il n’est plus question de fabriquer des images qui contrediront la propagande du passé, mais plutôt de faire émerger les esprits de ceux qui ont perdu leur vie dans ces plaines afin de leur offrir une sépulture.

Rithy Panh prend son propre deuil pour point de départ du voyage. Une voix, qui sans doute relaie la sienne, nous décrit dans une prose poétique la difficulté d’être piégé de l’autre côté de ce voile de la vie qui sépare des êtres aimés. Au son de cette litanie, on découvre les gestes du rite, ses effigies, ses incantations, qui visent aussi bien à soulager les morts que les vivants. Au fil du film, nous les rencontrerons plusieurs fois, sous plusieurs formes et chorégraphies, mais toujours guidés par ce même désir de jeter un pont par-dessus le fleuve de l’oubli. Un oubli exacerbé par l’ampleur de l’horreur commise par un régime qui sépare, qui tue, qui abandonne les morts par milliers sans s’encombrer de funérailles, jusqu’à ce qu’ils soient engloutis par “la terre gorgée de corps”.

Ce régime, on le découvre par le biais de témoignages de ceux qui lui ont survécu. Qui nous décrivent sa violence et son absurdité. Qui nous narrent aussi, avec indulgence, les extrêmes auxquels certains ont été poussés pour survivre, coûte que coûte, dans ce monde apocalyptique où les hommes tombent comme des mouches. Ces contes cruels s’intercalent d’abord aux images de rituels, puis occupent de plus en plus de place au fur et à mesure que la trajectoire personnelle du réalisateur laisse place au récit du drame commun dont les atrocités touchent à l’universel. A travers la douleur d’un homme, on devine alors celle de mille autres, de dix milles autres, d’un million d’autres : on estime à un million et demi le nombre de morts attribués au régime des khmers rouges.

Un père. Une sœur. Un fils. Une grand-mère. Une épouse. Tout ça à la fois. Le poids des absents pèse sur l’âme cambodgienne avec une souffrance inexprimable. Dans un pays où la moitié de la population a moins de trente ans, comment entretenir le souvenir de celles et ceux que le Angkar a tout fait pour effacer ? Ici, les images et le lyrisme évoquent ce pour quoi les mots ne peuvent suffire. Une quête pour essayer de comprendre, chercher, guérir – autant que cela est possible. Pour Rithy Panh, comme pour tant d’autres sans doute, il ne s’agit pas de clore ce qui est terminé, mais bien d’apprendre à vivre avec.

Lila Gleizes et Neiha Berriche

Les Tombeaux sans noms de Rithy Panh. France, Cambodge. 2018. Projeté dans le cadre de la 1ère édition du FIPADOC.

La tentative de Fuck Fame

Réalisation : Lilian Franck et Robert Cibis
Production : OvalMedia
Diffusion : ZDF

Diffusé au Casino Municipal le 27 janvier à 09h30.

Sélectionné dans la catégorie documentaire musical, Fuck Fame était originellement un scénario de fiction. Un scénario qui s’est révélé si proche de la vie d’Uffie, qu’il s’est transformé en documentaire lors de l’audition de la chanteuse pour le rôle principal. Les similitudes frappantes existant entre la trajectoire de l’artiste et l’histoire originelle de Lilian Franck ont fait basculé le projet. Fuck Fame est devenu un portrait, celui d’Uffie, star précoce et éphémère de l’électro de la fin des années 2000.
Filmée régulièrement par Robert Cibis depuis 2012, le film devait initialement retracer l’enregistrement du second album de la chanteuse. Les choix de vie d’Uffie l’ont menée ailleurs. Entre grossesses et dépressions, elle a finalement décidé d’arrêter sa carrière au cours du tournage. Une décision radicale qui a bousculé la dramaturgie du projet.

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L’hôpital où l’on soigne les corps et les cœurs des femmes

Sorti en 2014 et en compétition au FIPA DOC 2019, Congo, un médecin pour sauver les femmes, naît d’une réflexion personnelle : comment espérer que les européens s’intéressent aux problèmes de guerres en Afrique, lorsque les africains expatriés peinent à s’y intéresser eux-mêmes ? C’est la réflexion que se fait la réalisatrice sénégalaise Angèle Diabang à la lecture d’un article dépeignant le travail de Denis Mukwege.

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Françoise Dolto, au nom de l’enfant

Diffusé hier soir pour la première fois, lors de cette deuxième journée du Festival Fipadoc, le nouveau film de Virginie Linhart a enthousiasmé le public venu nombreux dans la grande salle de la Gare du Midi.

« Françoise Dolto, au nom de l’enfant » est un portrait intime de Françoise Dolto, pionnière de la psychanalyse de l’enfance, mettant en exergue les liensentre sa vie personnelle et son travail.

Le film s’ouvre sur des archives de son enfance austère, dans une famille bourgeoise classique, au sein de laquelle elle fit figure d’enfant solitaire et marginale. Nous découvrons alors une enfance marquée par la sévérité des adultes, à l’opposé des principes qu’elle assènera toute sa vie.

Le film est ensuite ponctué d’interviews de Françoise Dolto, dans lesquelles elle raconte les évènements marquants de son enfance, qui l’ont menée aux premières conclusions de sa méthode. Sa vie entière est retracée, travail et vie personnelle étant intimement liés, puisque sa méthode ne cessera d’évoluer au fil de sa vie.

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Totems et tabous : un regard contemporain sur l’histoire coloniale

Comment un pays peut-il adresser son passé colonial ?

C’est la question posée par Daniel Cattier dans Totems et tabous, présenté en compétition internationale au FIPA DOC. Le réalisateur belge se concentre sur le Musée royal de l’Afrique centrale, institution créée à Bruxelles en 1897. Continuer la lecture de Totems et tabous : un regard contemporain sur l’histoire coloniale

Les promesses du FIPA

En ce deuxième jour de festival s’ouvrait au FIPADOC une petite fenêtre sur notre monde où se percutent les joies, les espérances, les tragédies et les petites histoires de destins individuels qui résonnent avec les préoccupations des jeunes cinéastes qui ont vu leur film rencontrer le public Biarrot. La sélection Jeune Création, dédiée aux films documentaires de fin d’études réalisés par de jeunes cinéastes, réunit des courts-métrages d’écoles du monde entier dont la liberté, l’ambition formelle, la narration et la prise de risque se voient être valorisés à leur juste mesure.

Ainsi, la première salve de courts métrages (au nombre de trois) présentée au sein de cette sélection nous plongeait dans des univers visuels et narratifs tout aussi différents les uns des autres mais néanmoins riches d’un regard, d’une vision portée sur le monde qui nous entoure que cela soit par le biais d’une voix off qui vient transformer un retour aux sources dans une ville anglaise baignée de musique rock au bord de la Mersey en une ballade mentale et intime (Passing Tides) ou bien par le portrait d’une jeune activiste berlinoise qui interroge ses motivations et son engagement politique (Egal Gibt Es Nicht) et enfin par des images fixes de maisons qui viennent interférer le récit de ceux qui les habitent vraiment et qui nous racontent des histoires émouvantes et parfois même comiques (Last Year When The Train Passed By).

Egal Gibt Es Nicht commence par une confession de son personnage principal : Paulina, activiste politique, dévoile les raisons profondes de son engagement politique face à la montée du parti d’extrême droite, l’AFD, qui ne cesse de monter en puissance. Nous sommes en 2017 et l’aventure politique commence pour Pauline. Le réalisateur Florian Hoffmann, alors encore étudiant, va suivre pendant des mois sa vie intime et son parcours politique qui ne cessent de s’entrechoquer. En plus de dresser le portrait d’une jeune femme militante, qui ne cesse de se remettre en question malgré les nombreux obstacles qui émaillent son combat, Florian Hoffman nous offre un espace de visibilité sur l’Allemagne d’aujourd’hui, sur la place que doit occuper chaque personnalité politique dans les médias. Nous assistons à la création d’un visage politique, celui de Paulina et des répercussions que cela peut avoir dans sa vie intime. La force du film, son intelligence réside dans cet aller-retour permanent entre l’espace privé et public, comment l’un et l’autre peuvent s’impacter. Ce simple visage que nous voyions au tout début, nous voyons le même à la fin et pourtant, il nous apparaît multiple, comme s’il avait gagné en complexité tout au long de ce trajet.

Au film sans commentaire où le réalisateur laisse un personnage principal s’installer et occuper tout l’espace, Last Year When The Train Passed By, le documentaire réalisé par Pang Chang-Huang présente une forme radicalement différente. Comme si Marion Czarny, la directrice de cette sélection voulait nous dire : regardez, le documentaire, ça peut être ça, mais aussi cela. Cela témoigne de la richesse de cette sélection qui s’ouvre à toutes les cinématographies, tous les pays, tous les regards. Que se passe-t-il lorsque nous prenons le train ou la voiture derrière toutes ces maisons, tous ces paysages que nous voyons défiler sous nos yeux ? Le réalisateur va chercher dans des photos de maisons qu’il a prises au cours d’un des ses voyages les souvenirs et les personnes qui les habitent. « Que faisiez-vous au moment où j’ai pris cette photo ? ». Cela donne des histoires parfois drôles, parfois tragiques qui brassent des thèmes universels comme l’amour, la joie et la tristesse. A travers un traitement narratif et sonore original, le réalisateur arrive à nous amener vers une émotion des plus poignantes : à travers le récit des personnes qu’il interroge s’ouvre une nouvelle manière d’aborder les tragédies qui traversent nos mémoires.

Passing Tides est un film qui prend pour cadre une ville portuaire au bord de la Mersey en Angleterre, dans un de ses nombreux berceaux du rock. Comme un bateau mélancolique qui remonterait à la surface en morceaux, la réalisatrice Roisin Burns, cinéaste en exil à Paris, revient sur les lieux de sa jeunesse, à Birkenhead, ville de rock qu’elle décrira au travers d’un de ses emblèmes du rock, l’ancien guitariste du groupe The Coral, Billy Ryder-Jones. A travers le portrait de cet artiste, Roisin s’interroge sur les raisons de son départ, sur ce qu’on laisse derrière soi quand on quitte l’endroit qui nous a vu naître et grandir, c’est un torrent de souvenirs qui défilent sous nos yeux. A l’issue de la projection, la réalisatrice était présente pour répondre aux questions du public et de Marion Czamy qui animait le débat. Roisin a pu présenter comment elle avait fabriqué le film et qui est frappant, c’est que ce film très mature, très assuré plastiquement, est l’œuvre uniquement des étudiants du Master cinéma de Paris I en collaboration avec l’Adami.

Ces trois films documentaires, aux mises en scène très différentes les unes des autres, montre à quel point cette sélection Jeune Création réserve de nombreuses surprises et se présente comme un réservoir de cinéastes aux ambitions artistiques et narratives plein de promesses.

Entre documentaire et comédie musicale : Les Petits Maitres du Grand Hôtel

 

 

« Nous dans la cuisine,
On a l’oreille fine,
Tournedos Ro-rossini,
Si ça sent le roussi-i-i ».

Au FIPA Doc, un cinéaste réussit l’exploit de faire chantonner les centaines de spectateurs de la Gare du Midi avec un filet de boeuf surmonté d’une tranche de foie gras.

Les Petits Maitres du Grand Hôtel, de Jacques Deschamps, relève le pari d’un film à la croisée du documentaire et de la comédie musicale. Pendant un an, le réalisateur a suivi les étudiants et apprentis de l’école hôtelière de Grenoble. C’est au sein de l’Hôtel Lesdiguères que nous découvrons les longues journées où s’alterne la chorégraphie de la cuisine, du service et du ménage. Chorégraphe, au sens originel, Jacques Deschamps, fait danser et chanter ces jeunes qui livrent aux spectateurs ravis une harmonie de travail et de spectacle. 

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Les Cobayes du cosmos: Confidences d’astronautes. de Jean-Christophe Ribot (Fr., 2018, 90 min)

Intimité cosmique

   Au FIPA a été projeté le film Les Cobayes du cosmos: confidences d’astronautes de Jean-Christophe Ribot, un documentaire scientifique étonnant de 90 minutes ayant été produit pour France 5. 

Neufs astronautes et les archives époustouflantes de leurs missions dans l’espace narrent les aléas de leur métier et leur passion pour celui-ci. On y découvre une carrière où la mise à l’épreuve physique est perpétuelle.

Dès les premiers essais d’envois d’individus dans l’espace jusque la recherche actuelle axée sur le  bien-être dans les capsules, la conquête spatiale a toujours rimé avec le don de soi de plusieurs cobayes cosmiques. Vomissements à cause de l’apesanteur, muscles qui fondent, os fragilisés, dépression, trouble psychologiques, pression mentale, dérèglement du cycle du sommeil, les différents entretiens menés sur fond blanc nous font découvrir une réalité moins polissée du quotidien d’un corps humain dans l’espace.

Le film nous raconte la lutte constante de l’homme et de son naturel qui le rattrape jusque dans les étoiles. Grâce aux archives des vidéos d’observation des fusées on retrouve les cosmonautes interviewés dans leur quotidien au sein de leur capsule, illustrant le propos des entretiens, et nous donnant dans la durée du film un avant-goût du confinement qu’impose le voyage.

Face à la caméra, c’est une chaise solitaire au milieu d’une étendue blanche : en s’asseyant dedans, les astronautes qui acceptent de se livrer redeviennent, figurativement, ces points minuscules dans l’espace qui les fascine tant. En effet, c’est avant tout à travers cette détermination sans pareille, ce désir confinant à l’insensé qui les a menés sur la voie ardue de l’aventure spatiale qu’ils nous sont introduits. La rude sélection qui se dresse entre eux et leur rêve est une crainte constante qui les pousse toujours plus à prendre sur eux, à dissimuler leurs moments de faiblesse et à redoubler d’efforts. “Les astronautes se cachent pour vomir” nous apprend-on ainsi. Pourtant, dans cet environnement hostile, dans lequel l’homme n’est pas fait pour exister, comment pourrait-on attendre d’eux qu’ils soient tout à fait à leur aise ? La conquête de l’espace, c’est ainsi avant tout le récit d’une lutte acharnée, celle de la science et de la machine contre les failles du corps et de l’esprit qu’elles cherchent à dompter.

Comme quelques illustrations métaphoriques prendront soin de nous le rappeler, les astronautes sont pareils à des poissons hors de l’océan, qui ne peuvent survivre que dans le confinement de leur bocal. Cette précarité de l’environnement est par ailleurs indissociable d’une précarité mentale puisque, passée une première phase d’émerveillement, les réalités du quotidien dans une capsule les rattrapent bien vite : des années d’entraînement et de mise à l’épreuve ne peuvent véritablement y préparer. Pourtant, derrièrecette poignée d’élus qui a la chance de se rapprocher des étoiles, existe tout un tissu d’hommes et de femmes de l’ombre qui mettent leurs compétences à leur service. Neurologues, psychiatres, biologistes… le documentaire, en allant également à leur rencontre, laisse entrevoir la variété et la portée des questions que pose la survie de l’être humain loin de sa planète-mère.

A l’heure où les ingénieurs rivalisent pour mettre au point des fusées toujours plus performantes, cette rencontre du facteur humain, “maillon faible de la chaîne”, nous rappelle qu’en dépit de nos aspirations grandioses, nous restons à la merci de notre fragile condition, et que ceux qui sont propulsés en orbite, des milliers de kilomètres au-dessus de notre planète, ne font pas exception. Un inventaire des défis à relever qui suggère le chemin qu’il reste à parcourir avant la concrétisation de la nouvelle grande ambition des agences spatiales : la course vers Mars.

Un article de Lila G.  et Neiha B.

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