Archives de catégorie : SUNNY SIDE

Rattrapage : La présentation de France Télévisions au Sunny Side

Mardi 23 juin avait lieu au Sunny Side la présentation du line-up de France Télévisions, où intervenaient les responsables des unités documentaires de chaque chaîne du groupe. L’heure était aussi bien au bilan qu’à l’annonce des projets à venir, dans un climat un peu particulier, celui du renouvellement de la présidence de France Télévisions. Pourtant, pas d’allusions – ou presque – à cet évènement. Car la véritable star de la présentation était pour le coup le documentaire, sous toutes ses formes, ses écritures, ses thèmes, ses auteurs et ses producteurs. Bruno Patino, directeur général délégué aux programmes et aux antennes, a ainsi, en cette occasion, rappelé la place cruciale, à la télévision de service public, de « cette matière noble, riche, évolutive, protéiforme qu’est le documentaire ». Chaque responsable d’unité a ensuite réaffirmé ou précisé les lignes de force de chaque chaîne dans le domaine, mettant en exergue la complémentarité des identités et des cases, toujours dans ce souci de diversité cher au service public.

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The Discovery of the German Transmedia Scene: Things Are Changing

As an opening for this workshop, Frédéric Dubois declared that “Germany is less of a production than a sales location, but things have been changing since the last two or three years”.

The three speakers (Frédéric Dubois, Mathilde Benignus and Thorsten Unger) orientated the discussion around two genres: interactive documentaries and serious games.

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La chronique du Pitch, édition Sunny Side

En ce lundi 22 juin, fraîchement débarquées au Sunny Side of the Doc, nous nous sommes ruées à la première session de pitch professionnelle.

Après nous être essayées à l’exercice pendant l’année, quoi de plus logique que d’aller voir comment cela se passe réellement ?

Cette première session de pitch avait pour thème « Global Issues ». Les projets présentés, vous l’aurez compris, tournent autour de sujets « coup de poing », qui prouvent que notre monde est à un tournant décisif. Cette couleur internationale donne tout son sens à la punchline de cette édition : Sunny Side Goes Wild.

Après un début hésitant et placé sous le signe du stress, la dynamique du pitch a su exercer sa fascination. Les spectateurs découvraient les 6 projets en compétition sous la forme d’un pitch de 7 minutes, trailers inclus, soumis aux impressions d’un panel de diffuseurs du monde entier. Un enjeu de taille pour ces « performers » de la parole.

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Nordic Countries workshop : Worlds are colliding !

Transmedia or the world where everything is possible. This is how Annika Gustafson – Moderator (Boost HBG) tried to define transmedia projects. Actually transmedia represents a raw universe of different story telling possibilities. This year the Sunny Side #SSD15 is trying to shatter funding difficulties by putting together producers and new media commissioners to better understand the blooming world of transmedia filmmaking.
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LA REFORME DU COSIP, Inquietudes et Espoirs

Le Sunny Side of the Doc de la Rochelle s’est ouvert cette année avec une présentation de la réforme du COSIP.

Dans la salle de l’Agora presque remplie, les producteurs de l’audiovisuel français s’inquiètent.

Quels sont les enjeux, les modifications et les attentes de cette reforme du compte du soutien des films documentaires ?

Les opinions sont mitigées.

Le documentaire est aujourd’hui le premier genre audiovisuel aidé et le deuxième genre le mieux exporté à l’international après l’animation. Après l’Angleterre et les Etats Unis, la France se présente aujourd’hui comme le troisième exportateur mondial des documentaires.

L’augmentation de la production de documentaires s’explique en grande partie par la hausse de la demande des chaines payantes ;  on constate une hausse de 43% de commandes de documentaires pour les chaines publiques nationales, 276% pour les chaines privées nationales gratuites et 60% de la part des chaines payantes. Il ne faudrait en outre surtout pas oublier que trois des meilleures audiences l’an dernier ont été faites par des documentaires.

Une réussite totale.

Cependant,  les documentaires dits de « création » continuent à se battre pour exister. La reforme du COSIP vise à soutenir ces productions fragiles, à encourager les documentaires historiques et scientifiques, à accroître la transparence du secteur et à continuer à encourager les capacités d’exportation et à améliorer la diversité de la production.

Cette reforme fait ainsi suite au rapport remis à la Ministre de la Culture et de la Communication en 2014, rédigé par J. Perrin, C. Lamour, C. Pinski et S. Gordey.

Et voici ce qui nous dit Serge Gordey, d’Alegria Productions autour du rapport et des enjeux futurs.


Libérer les écritures ? Plutôt libérer la diffusion pour le réalisateur Michel Daëron

Nous avons rencontré le réalisateur Michel Daëron ce mardi matin à l’issue d’une conférence sur la libération des écritures des documentaires de création organisée par le syndicat des agences de presse audiovisuelles (SATEV). Cette conférence, programmée le lendemain de la présentation de la réforme du COSIP du CNC, fut animée et de nombreuses réactions émanant de producteurs et de diffuseurs ont rythmé le débat. L’intervention de Michel Daëron, qui prônait une défense des écritures et une ouverture des regards sur le monde, nous a interpellé et nous avons eu envie d’en savoir plus.

Quel est votre regard sur le documentaire de création en France et sa diffusion ?

Pouvez-vous nous parler de cette idée de plateforme de diffusion des documentaires sur Internet ?

Les chaînes locales ont une place importante dans le financement des documentaires de création, comme le révèle le dernier palmarès des Etoiles de la Scam 2014. Qu’est-ce que cela révèle selon vous ?

Interview réalisée par Cyril, Florent & Marine

Paul Tyler’s Workshop

Paul Tyler’s workshop

Mardi vous avez peut-être remarqué à l’entrée du Sunny Lab, une étrange table couverte de Lego et à coté d’elle Paul Tyler. Non Monsieur Tyler n’était pas là pour distraire vos enfants pendant vos 30 rendez-vous quotidiens ou alors que vous pitchiez votre prochain chef-d’œuvre. Paul Tyler était là pour nous apprendre un nouvel outil de travail collaboratif permettant de gagner en efficacité. Après avoir travaillé pour la BBC pendant 12 ans, Paul Tyler s’est finalement installé à Copenhague et a fondé son entreprise de conseil « Handling Ideas ». Son site internet regorge de recommandations émanant de la BBC, d’ITV, d’Arte, du « Nordisk Film and TV Fund », pour n’en citer que quelques uns. (site internet de Handling Ideas : http://www.paultyler.dk/handling_ideas/)

Mais quel est le secret de Paul Tyler ?

Paul Tyler lors de ces sessions vous propose de sortir vos idées de votre boite crânienne afin de mieux les visualiser et d’en faire un vrai mapping. Pour chacun des éléments de votre projet il vous faudra choisir une pièce de Lego la représentant et la poser au centre de la table. Le choix et le placement de cette pièce n’est pas anodin et il permettra à vous et à vos collaborateurs de mieux se souvenir de votre définition de cet élément en la visualisant. Votre équipe travaillera donc sur une base commune et moins sujette à la réinterprétation de chacun, diminuant ainsi le risque de malentendus et augmentant l’efficacité de votre travail collaboratif. Si deux jours plus tard votre définition de cet élément change légèrement il vous sera facile d’en discuter avec votre équipe en se référant aux bases qui ont été clairement posées auparavant.

Cette construction permet également de visualiser plus clairement les rapports entre les éléments de votre projet. Vos protagonistes, votre public, votre message sont ici mis sur la table et leurs liens deviennent plus faciles à appréhender pour l’ensemble de votre équipe. Cette méthode présente un autre avantage non négligeable celui de prendre de la distance vis-à-vis de ses idées. Vos idées ne sont plus uniquement à l’intérieur de vous-même ce qui vous donne un certain recul. Ainsi les remarques et éventuelles critiques énoncées sont reportées sur la construction en face de vous et prennent immédiatement un aspect moins personnel vous rendant plus ouvert aux commentaires extérieurs et donc plus créatif.

Pour vous donner un aperçu de cette méthode voici un extrait de la séance 4 autour du projet transmedia Quipu de la réalisatrice Rosemarie Lerner et du producteur Sebastian Melo de la société de production Chaka Studio.

Quark Prod nous raconte l’incroyable succès de son film « Anaïs s’en va-t-en guerre »

Nous avons souhaité rencontrer Patrick Winocour et Juliette Guigon de Quark Productions suite à l’engouement du public pour  le film de Marion Gervais qu’ils ont produit « Anaïs s’en va-t-en guerre ». Après une diffusion relativement confidentielle sur TV Rennes, le film a ensuite été visionnée plus de 380 000 fois sur le site de la chaîne en replay, et le compteur n’arrête pas de tourner. La production et la protagoniste du film, Anaïs, n’arrêtent pas de recevoir des témoignages de spectateurs touchés par le film qui souhaitent savoir comment aider Anaïs (une page de collecte Ulule a même été créée http://fr.ulule.com/les-tisanes-d-anais). Une folle histoire que les deux producteurs racontent avec fierté mais en  pointant toutefois du doigt l’impossible monétisation de cette audience.

Les producteurs ont repéré la réalisatrice Marion Gervais lors d’une projection de courts-métrages documentaires aux Ateliers Varan. Ils ont alors décidé de travailler avec elle et l’ont accompagné pour ce premier « long » film (45mn).

Aucune chaîne de télévision nationale n’a voulu du projet, qui proposait de suivre Anaïs, une jeune femme étudiante en herboristerie en Bretagne lors de son combat contre tous – famille, professeurs, société – pour développer sa propre affaire et vivre de ses récoltes de plantes médicinales.

Personne ne croit en elle, ce qui fait redoubler de motivation la jeune Anaïs, à l’énergie et à la détermination sidérantes. Mais ce qui touche au-delà de l’histoire personnelle d’Anaïs et qui a permis autant de visionnages et de partages du film sur les réseaux sociaux, c’est la grande universalité du film, qui présente tout simplement quelqu’un qui a décidé de suivre ses rêves peu importe les obstacles. C’est l’histoire d’une vocation et d’une lutte pour la suivre, la sauver malgré les résistances, et l’écoute de sa propre voix intérieure qui sait mieux que personne ce qu’il faut faire de sa vie.

La production s’est donc tourné naturellement vers la chaîne locale TV Rennes, qui a décidé de coproduire le film et bien accompagné le projet. Le budget n’était pas grand mais a permis un tournage à peu près professionnel. Puis la rencontre avec le public s’est faite de manière surprise et considérable comme déjà expliqué. Mais aujourd’hui, malgré ce succès, et la presse locale qui s’est emparé du film, la production reste néanmoins pessimiste quant à sa rentabilité,  les vues sur internet ne rapportant aucun argent. Ils expliquent d’ailleurs l’audience du film en grande partie par sa gratuité, et ne prévoient en outre pas d’édition DVD par la suite.

Seule perspective : un achat par la chaîne France 4 pour une diffusion prochaine. Cela permettrait de continuer à faire exister le film et d’assurer une remontée des recettes pour les auteurs et la production.

Mais le mieux est encore que vous découvriez ce film par vous-mêmes, et le partagiez à votre tour :

Marine & Elisa

Rencontre avec Marie-Hélène Ranc

Nous avons rencontré la productrice de documentaire Marie-Hélène Ranc sur la terrasse du Sunny Side et nous en avons profité pour discuter avec elle du marché du film, de la réforme du COSIP, de la place des producteurs dans le secteur et de la place des chaînes locales dans le financement des documentaires. Découvrez ses réponses dans cette interview vidéo !

Interview réalisée par Cyril, Florent et Marine