Fauda, la série explosive

Suite à une cérémonie d’ouverture ponctuée par de nombreux applaudissements, le public du FIPA 2018 a eu l’occasion de découvrir le premier épisode de la seconde saison de Fauda, une série qui prend place au cœur du conflit Israelo-Palestinien.

Dans le cadre du Focus Israël du festival, les organisateurs ont décidé de lancer la semaine par cette série dont la première saison fut très encourageante.

La série fut présentée par son créateur et acteur Lior Raz, la productrice L.Benasuly et deux des acteurs récurrents, Tomer Kapon et la franco libanaise Laetitia Eïdo.
En premier lieu, M. Raz prit la parole pour remercier l’organisation d’avoir porté la série aux yeux du public français, il y a deux ans lors de la 29e édition du Festival International des Programmes Audiovisuels. Il ne pensait pas que la première saison connaîtrait un succès tel qu’il se retrouverait deux ans plus tard à présenter la seconde saison lors de l’ouverture de la 31e édition.
La série a permis d’ouvrir à nouveau le débat sur le processus de paix en Cisjordanie, chose que nous relativiserons par la suite, après avoir visionné le premier épisode de la saison 2. Cela ne restait pas moins l’objectif de son créateur.

Le réalisateur, Rotem Shamir, intervint ensuite. Nouveau venu dans la série, il fut heureux de son intégration réussie dans cette équipe. Il aime cette série parce qu’elle retranscrit la réalité au point de lui faire ressentir la violence des combats et l’odeur de la poussière.

Enfin, la comédienne Laetitia Eïdo était émue de présenter la série dans son pays d’origine, d’autant plus qu’aucun diffuseur français n’avait acheté la première saison. Aujourd’hui le public national pourra regarder la seconde saison sur Ciné+ Club et même Netflix à partir de fin février.

En bref la série retrace les destins croisés de Doron Kavillio interprété par Lior Raz, un militaire israélien qui traque Taufiq Hamed, chef du Hamas qui combat l’Etat d’Israël.

Fauda est un mot pour désigner le chaos de la situation pour les palestiniens, mais aussi un terme utilisé par les unités spéciales israéliennes, pour demander du renfort en cas de problème.

Le premier épisode de la deuxième saison nous raconte l’histoire d’un fils qui veut se venger du meurtre de son père, commis par Doron. Ce dernier se voit contraint de mettre fin à sa retraite militaire pour régler ce conflit.
Cet épisode frappe par la violence des explosions et fusillades.

A la sortie les réactions sont partagées. Une série manichéenne pour certains, fidèle à la réalité pour d’autres.
Timon, 22 ans, nous livre son ressenti à chaud : « l’épisode nous dévoile un aspect dur de la réalité du conflit israelo-palestinien et la violence des scènes est nécessaire pour décrire un tel conflit. » A la sortie Patricia nous a aussi donné son avis : « Cet épisode est trop  américanisé, les gentils (israéliens ndlr) sont portés en triomphe tandis que les méchants (le Hamas ndlr) sont diabolisés ».

Des avis qui divisent également au sein de notre rédaction qui trouve sur cet épisode le propos maladroitement formulé, mais qui apprécie l’effort de réalisme que l’auteur nous a souligné à la sortie :

I want to tell the truth. A director shouldn’t be afraid of anything when talking about human pain and peace.
Je veux retranscrire la réalité. Un auteur ne doit pas être effrayé de parler à propos de la peine humaine et de la paix.

La bande annonce de la saison 2 :

Noé L.
Gaetan L.
Guillaume L.