« I am prepared to die », quand la technologie fait revivre Mandela

Durant le Sunny Side of the doc, nous avons eu l’occasion d’assister à la conférence « digital culture kick-starter : culture » ou cinq professionnels discutaient de l’utilisation des nouvelles technologies dans le milieu du documentaire. A cette occasion, Amandine Collinet, productrice à l’INA et Sébastien Mizermont, directeur de création pour Adrenaline Studio, nous ont présenté leur ambitieux projet sur la reconstitution holographique du procès de Rivonia.

Ce procès qui a eu lieu entre octobre 63 et juin 64 en Afrique du sud est célèbre pour être à l’origine de l’incarcération de Nelson Mandela.

C’est justement l’hologramme de cette figure de la lutte contre l’apartheid que nous avons pu voir au salon Pixii où se rassemblent toutes les créations innovantes de ce marché.

Nous avons été étonnés par la justesse technique et artistique de l’œuvre. En complément de l’hologramme apparaissent en fond plusieurs photos et archives de ce grand procès qui justifient de l’intervention de l’INA dans ce projet. A savoir tout de même que Nelson Mandela est incarné par un acteur.

C’est une expérience émouvante qu’on put vivre les spectateurs notamment grâce aux archives sonores de la plaidoirie de Nelson Mandela et des interventions du procureur Percy Yutar, issues des Archives nationales (NARSSA) du Département des Arts et de la Culture d’Afrique du Sud, numérisées et restaurées par l’Ina et le LARHRA (ENS-Lyon).

C’est à l’occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela que les 5 et 6 avril 2018, lors du festival NewImages, a été reconstitué ce procès en hologrammes et en animation 3D dans le cadre imposant de l’église Saint-Eustache, à Paris.

A la Rochelle ce n’est qu’une représentation réduite et nous espérons avoir la chance d’admirer ce spectacle, dans un lieu similaire à celui de l’église Saint Eustache, ou le show devait être à n’en pas douter, encore plus impressionnant.

Pour la suite les deux intervenants nous ont fait part de leur envie d’exporter cette œuvre en Afrique du Sud afin qu’elle soit vu et appréciée par le plus grand nombre.

Gaétan L. et Guillaume L.