“Nous nous trouvons tous un jour à la croisée des chemins. Pour certains, cela arrive plus tôt que d’autres »

«A class of their own», un film de Haryun Kim, est le fruit d’un travail de quatre ans. Quatre ans passés dans une école primaire de Canton, qui accueille des enfants d‘émigrés qui n’ont pas accès à l’éducation publique en Chine.

Son film nous met face aux rêves, aux frustrations et aux dilemmes quotidiens des écoliers avec leurs professeurs et avec la vie très dure dans les banlieues chinoises.

Kim essaye de bien communiquer avec ces écoliers, et d’une manière très naturelle, à tel point que sa caméra devient presque invisible pour tout le monde.

Ainsi, la réalisatrice peut discrètement filmer le réel, tout en captant à vif les moments les plus sensibles.

Kim considère que son rôle comme metteur en scène consiste à entretenir une très bonne relation avec les sujets étudiés. Elle considère qu’un vrai documentariste a l’obligation de gagner la confiance des gens filmés pour pouvoir mieux observer ce qui se passe autour de lui.

Finalement son film, fortement esthétique, se résume bien ainsi : “Nous nous trouvons tous un jour à la croisée des chemins. Pour certains, cela arrive plus tôt que d’autres ».

Antoine E. Saadé

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