Pitch au Fipa : L’histoire d’une minute

Mercredi 20 janvier a débuté au FIPA la première pitch session de la semaine, au sein du FIPA Industry. Animée par le réalisateur espagnol Oskar Tejedor, la séance a permis aux auteurs sélectionnés par le festival d’exposer devant une équipe de commissioning editors internationaux leurs projets de fiction et séries.

C’est la troisième année que le FIPA propose un tel exercice aux porteurs de projets et aux diffuseurs. La formule est le résultat d’une évolution, et d’une réflexion autour de la mission souhaitée par les organisateurs d’accompagner au mieux les projets.
Les pitchers se succèdent devant l’assemblée réunie à l’espace Meet up, et disposent chacun d’exactement une minute pour présenter les grandes lignes du sujet et l’état d’avancement de la production, avant le second chapitre de la session : la séance « one to one ». Pendant un quart d’heure, chaque auteur passe de table en table afin de mesurer l’intérêt de chaque commissioning editor.
La formule se veut être une spécialité biarrote. « Alors que les pitches du M.I.P. durent sept minutes, en France on préfère les entretiens longs » explique Christopher Canalis, co-directeur du FIPA Industry. La formule FIPA combine un exposé très court, proche des usages anglo-saxons, et un entretien assuré avec chacun des commissioning editors présents.

Séduire en 60 secondes ? Pas toujours facile pour les porteurs de projets qui viennent des quatre coins de la planète. C’est pourquoi le FIPA met en place une formation spéciale la veille de chaque session. Une formation d’une demi-journée, menée par Claire Dixsaut, et financée par l’INA, permet à tous d’affiner les exposés.
Après leur grand oral, les participants débrieferont  avec les organisateurs et donneront peut-être de nouvelles pistes pour les années suivantes.

L’objectif est d’accompagner en amont comme en aval. En amont, faire circuler les projets retenus dans les pitch sessions de festivals partenaires, à San Sebastian, en Belgique… Et choisir les coproducteurs invités en fonction de la sélection. En aval, amener les commissioning editors à relayer leurs découvertes dans leurs réseaux, et réorienter les auteurs vers des interlocuteurs appropriés.
Si la volonté affichée est de soutenir avant tout des projets pour lesquels le soutien du FIPA sera le plus bénéfique – entendez les projets dont le financement est le moins assuré – les producteurs de fiction de cette première journée s’en sortent plutôt bien, et présentent des plans de financement quasiment bouclés. Peut-être en ira-t-il différemment des projets documentaires et transmédia ce jeudi 21 janvier…
Vendredi sera dévoilé au smart FIPA WEI or die, de Simon Bouisson, ancien participant de la pitch session du FIPA, et bon exemple de l’ambition du festival : soutenir des projets dès leur genèse et les présenter en compétition les années suivantes. A quand le label FIPA pour des projets suivis de A à Z ?