Quand le vinyle est la tendance

Back is black, le récit d’une vieille technique analogique qui a, miraculeusement, survécu à la transition numérique.

C’est à la société de production  Polo Films AG (Germany), représentée par le réalisateur et la productrice, respectivement Dietmar Klumpp et  Annette Scheurich de venir pitcher leur nouveau projet franco-allemand, Black is back. Et c’est ce projet qui nous a peut-être le plus interpellé lors de cette session Art et culture.

Black is back met en lumière l’histoire inattendue et passionnante d’une survie : celle du vieux disque noir. De sa naissance, d’abord prouesse technologique, à sa consécration en emblème mondiale de la culture pop, ce film étudie son déclin dramatique, jusqu’à sa survie. 

Le disque microsillon, communément appelé vinyle, est apparu dans les années 1880 et ne sera réellement exploité qu’en 1940. À l’aune des années 1980, il entre massivement dans la culture urbaine. Il sera utilisé par les artistes de scratch, funck, punk et autres oiseaux de nuit dans les discothèques enflammées de Detroit. Les platines se dotent de vitesses réglables et le vinyle devient un jeu pour tous les Disc Jockey de l’époque. 

Le déclin du célèbre disque est amorcé dans les années 1990 avec l’apparition du CD. Alors que les vinyles gagnent les cartons, seuls quelques passionnés comprennent que la lecture laser ne permettra jamais de donner vie à la musique de la même manière. 

En parallèle de l’Histoire techno, hip hop et urbaine du vinyle, Black is Back retrace l’histoire technologique du disque microsillon. Comment le fabrique t-on ? Qui sont les fabricants ?

Ce film donne à voir l’histoire vivante d’un support qui permet de voir, de toucher et par dessus tout de ressentir la musique. Dietmar Klumpp dévoile avec son film la bataille des passionnés du monde entier pour la survie du disque, un combat entre art et commerce. 

Critiques du jury : 

Sujet déjà traité par Arte avec le film « Vinyle’s not dead » en 2015. Nécessité de se démarquer, par exemple, en appuyant la notion technique du vinyle et de sa fabrication. 

Volonté du jury d’appuyer le discours technologique, le processus de fabrication du disque, sans toute fois perdre pour autant les personnages forts proposés par Dietmar qui marquent l’intérêt du grand public pour le vinyle. 

Le documentaire durera 52 minutes et est prévu pour octobre 2019.

 

Salomé Fleischmann & Sarah Kere