[Sunny Side] Produire en Région

Ce mercredi 27 juin Olivier Montels directeur délégué de France 3, en charge du réseau régional de la chaîne et Patrice Shumacher directeurs des antennes et des programmes régionaux présentaient aux nombreux producteurs ancrées localement ou parisien la politique en matière de production prise par la chaîne.

Tout d’abord Olivier Montel a tenu à souligner la vitalité actuelle du documentaire régional. Sous toutes ses formes, à la fois avec France 3 mais aussi les chaînes locales privées, acteur essentiel du documentaire de création. Les Étoiles de la Scam ont souligné la qualité, l’exigence et la vitalité de cette production à petit budget. Une évolution importante pour ce type de production gagnant ses lettres de noblesse, malgré une exposition pour tous les publics peu importante. Sur les documentaires, France 3 Régions en produit près de 200-240 films par ans. Un chiffre imposant même si les projets sont peu financés et surtout en apport industriel.

L’appétit des producteurs présent dans la salle se faisait gros à l’heure de la « régionalisation » promise par la réforme du service public en cours. L’idée est de laisser plus de place sur la chaîne aux programmes locaux, ancrés dans son territoire. Raconter la France, car ces producteurs sont « mieux placer pour raconter la France d’aujourd’hui » celle des « 80% qui ne vivent pas à Paris ». Pourtant peu de réponse précise ont pu être apporté, faute d’une enveloppe budgétaire précise malgré l’exposition de quelques idées.

13 directions régionales travaillant main dans la main tout en cherchant une singularité. Il est émis l’idée de création d’émissions de magazines avec des identités régionales fortes dans chacune des divisions locales. Il est aussi question de créer des collections documentaires où 13 régions, 13 producteur et 13 auteurs raconteraient leurs visions d’un même thème. Raconter la France par le biais de toutes ses régions. Pour ces collections, un appel à projet a été lancé. Après ceux sur les « nouvelles familles » et l’ « immigration » les nouveaux thèmes concerneront «Les désobéissants » c’est à dire les lanceurs d’alerte, « L’esprit Public » ou comment des personnes se battraient pour le vivre ensemble et enfin le « Senior Power » cherchant à valoriser une vieillesse optimiste.

« On ne veut pas être la deuxième division du documentaire » a t-on pu entendre dans les rang des différent directeurs régionaux. Ils ont rappelé que malgré les moyens limités ils comptaient sur la qualité des projets et ils souhaitaient les faire aboutir de la manière la plus exigeante possible. Des films allant plus loin que leur sujet et pouvant faire l’objet de débat. Il y a aussi cette envie de trouver des jeunes talents de réalisation, être la chaîne des premiers films afin d’ « écrire le cinéma de demain .»

L’ambition de la chaîne est aussi d’aller sur le numérique. A travers des modules qui s’intégrerait parfaitement pour les réseaux sociaux. Le but est de faire parler des documentaires, les rendre accessible au plus grand nombre. Sur le digital, les dirigeants avouent qu’ils sont « mauvais », peu amène de réussir à les mettre en avant sur les plate-forme de replay. C’est un chantier correspondant aux ambitions du groupe France Télévision que les directeurs régionaux souhaitent mener.

Enfin ces documentaires régionaux peuvent espérer avoir une exposition nationale sur France 3 à travers la case estivale l’heure D. Une manière de mettre en avant un documentaire de création, à mi-chemin entre laboratoire pour les nouveaux talents et exploration de la vie locale.

AVRIN Anne et GUYOT Nicolas