Archives par mot-clé : Fipa 2017

Barracuda – la gifle aquatique

De Hugo A. et Sarah C.

Projetée Mercredi 25 dans le cadre de la compétition, et  en présence du réalisateur, Barracuda est une série australienne,  qui raconte l’histoire de Daniel Kelly, un jeune australien issu de classes populaires, passionné de natation depuis son plus jeune âge. Ses entraînements acharnés lui permettent d’intégrer le lycée privé de Melbourne qui forme les plus grands nageurs australiens.

C’est la seconde fois que le réalisateur, Robert Connolly, s’associe avec l’écrivain Christos Tsolkias pour une mini-série. En 2011, il adaptait le roman La Gifle en huit épisodes de 51 minutes. Diffusée sur Arte en 2013, elle permit au réalisateur d’acquérir une renommée internationale. C’est pourquoi la série était tant attendue au FIPA.

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Jeune Création : 3 courts-métrages serbes

Mercredi 25 janvier à la médiathèque, la création serbe est venue apporter un vent d’optimisme après les films quelque peu désenchantés de la London Film School dans la section «Jeune Création», avec trois courts-métrages de la Faculté des Arts Dramatiques (FDU).

De gauche à droite : Jelena Gavrilović, Dora Filipović et Nikola Zdravković
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Studio+ : les séries pour le tout petit écran

Lancée fin novembre, l’application Studio+ est arrivée sur le marché de la fiction audiovisuelle en apportant une vraie nouveauté : des séries au format court conçues pour un visionnage sur smartphone. Gilles Galud, directeur du projet était au Fipa hier pour présenter Crime Time en présence de l’équipe de la série.

C’était la première fois hier que Julien Trousselier, jeune réalisateur de Crime Time, voyait sa série sur grand écran. Le passage du cinq pouces à l’écran du cinéma Le Royal de Biarritz n’a pas desservi sa première fiction. « Ça a de la gueule quand même » comme il le résumait plutôt bien.

Parce que oui, Crime Time, comme toutes les autres séries diffusées et produites par Studio+, est d’abord destinée aux écrans de smartphones. Affilié au groupe Canal, la force de ce projet tient dans cette originalité, pour 4,99 euros par mois, les utilisateurs ont accès à des séries dont les épisodes ne dépassent pas les dix ou douze minutes et sont conçus pour être visionnés sur un smartphone. Dans un monde où le temps disponible serait devenue une denrée rare, Studio+ veut vous divertir là où un épisode de Games of Throne est trop long pour ce trajet en bus mais où parler à votre voisin reste définitivement inconcevable. Pari risqué pour ce Netflix français du format court mais plutôt réussi à en croire les réactions du public hier soir.

Breaking bad brésilien ?

Effectivement, Crime Time en a mis plein les yeux pour les spectateurs présents dans la salle. Le pitch, Antonio Padaratz est un présentateur de télé brésilien dont l’émission est suivie par près de la moitié du pays. Il se rend dans les favelas de Sao Paulo et montre sans aucune pudeur, les crimes les plus macabres de ces quartiers. Pourtant, « Tony » lui-même n’a pas toujours vécu sous les projecteurs et a d’abord été un flic un peu minable de ces mêmes rues. Cette première saison raconte, comment l’homme, à la morale très contestable, a réussi à atteindre les sommets. Une histoire très largement inspirée de celle de Walace Souza.

 

Crime Time a tout pour conquérir le public jeune qu’elle vise : violence, action, sexe et humour. Le format smartphone favorise beaucoup les gros plans mais a aussi l’avantage de jouer énormément sur le son. « Les utilisateurs de smartphones utilisent des écouteurs, le son nous a paru important et permet de représenter tout ce qui n’est pas dans l’image et créer une véritbale immersion » assure Gilles Gallud. Si certains devront s’habituer à ce nouveau mode de visionnage, les autres s’y feront très rapidement. Donc si vous êtes de ceux qui dégainent leur appli YouTube dès que l’ennui se fait sentir ou de ceux pour qui binge watching est devenu le quotidien, votre bonheur est peut-être ici. Le rythme est soutenu (le format court ne laissant pas vraiment le temps au silence), l’image est soignée et le jeu des acteurs, – en particulier d’Augusto Madeira, convaincant en tueur froid et cynique et touchant en bon père de famille – est très juste et parvient à nous emmener au cœur des favelas.

La qualité en dix minutes

Car la force de Studio+, c’est aussi ça. En proposant des séries de qualité au format très court et sur mobile, elle vise un public très précis. « Les 25-45 ans sont le cœur de cible » selon Gilles Galud, « un public de télé connoisseurs qui sont habitués à du contenu pointu ». En opposition donc avec une télé traditionnelle, rassembleuse mais plus lisse. La plateforme travaille donc avec des équipes très jeunes, des réalisateurs au scénaristes, qui leurs proposent des sujets originaux avec une esthétique recherchée. Rapidement, Studio+ pourrait très probablement se présenter comme un véritable vivier de jeunes talents et pourrait servir de tremplin pour passer des dix minutes au long format. C’est d’ailleurs ce que certains peuvent regretter, le fait de gâcher certains talents en les enfermant dans ce cadre si restreint de la durée et du support.

Il est encore tôt pour juger du succès ou non de Studio+ mais on ne peut définitivement pas contester la qualité des contenus proposés ni de l’originalité et de la vraie nouveauté du concept. De plus, l’application vise grand en étant présente dans une vingtaine de pays dans le monde entier tout en proposant les mêmes contenus internationaux. Il est ainsi possible de visionner des séries danoises, brésiliennes ou américaines, une garantie d’avoir toujours plus de contenus variés et originaux. Comme pour l’année dernière, 35 millions d’euros seront investis cette année, l’objectif étant de multiplier les positions en Asie, Amérique latine et ailleurs encore.

CALLBOYS

Mercredi, 14h45, théâtre du Casino, entre un reportage d’investigation sur la dette étudiante (Etudiants, l’avenir à crédit) et un autre sur une rescapée de l’attaque contre Charlie Hebdo (Rien n’est pardonné) était programmé Callboys. Cette série belge de 7 épisodes de 50 minutes créée par Jan Eelen et Youri Boone est peut être la surprise de ce début de festival mais c’est surtout un étonnant choix de programmation de la part du FIPA. Continuer la lecture de CALLBOYS

FIPA 2017 – Une cérémonie d’ouverture placée sous le signe de l’interactivité

19h30, Gare du Midi à Biarritz, Bruce Toussaint fait les 100 pas en bord de scène. D’un ton léger, il ouvrira dans quelques instants la trentième édition du Fipa. La salle se remplit progressivement d’anciens et de nouveaux, de jeunes et de moins jeunes. C’est par ailleurs ce que constate le maître de cérémonie qui s’empresse de rappeler à quel point les nouveaux modes de consommation du jeune public inspirent Continuer la lecture de FIPA 2017 – Une cérémonie d’ouverture placée sous le signe de l’interactivité