Archives par mot-clé : FIPA

Ta’agad- Army Clinic

De Nawel Fassouli et Sarah Calfond

       Parmis les dix séries qui figurent dans la programmation du FIPA cette année, se cache une perle israélienne « Ta’agad – Army Clinic » why not check here. La série a été créée, écrite et réalisé par un seul et même homme, à savoir Zion Rubin. Dans cette série “fleuve” au format proche du feuilleton – 40 épisodes de 30 minutes pour la première saison-, nous sommes amenés à suivre le quotidien d’une équipe médicale de Tsahal, l’armée de défense israélienne. Huit jeunes infirmiers militaires se partagent deux petits baraquements, une douche commune, et des installations précaires. Dans ces lieux restreints, les relations hommes / femmes sont souvent tendues. L’équipe navigue entre zone de guerre, trafics de médicaments, amitié et amour, le tout en vivant des expériences souvent douloureuses.

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Premières esquisses sur la compétition de fiction dramatique

Hivatal, réalisé par Viktor Oszkar Nagy, Hongrie, 53 min, Campfilm production.

Groenland, réalisé par Thomas Kaan, Pays-Bas, 1h 30, Endemol Nederland production.

Henry, réalisé par Phillipp Fussenegger, Autriche, 52 min, Funfairfilms.

Vous l’attendiez, elle vient de commencer, la compétition du 29ème FIPA a débuté ce mercredi et nous sommes allés voir trois films qui concourent dans la catégorie téléfilm dramatique.

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Henry, héros du film éponyme de Phillipp Fussenegger est le nouvel interne d’un pensionnat spécialisé dans l’enseignement musical. Cet enfant quasi muet, inadapté socialement, trouve dans la pratique de l’orgue un moyen d’expression. Son talent grandissant attire l’attention de sa professeure mais aussi les foudres de son camarade de chambre Erik qui voit en Henry une menace à son statut de prodige de l’école. Plongé dans un véritable enfer, victime de brimades à répétition, le jeune homme dresse l’orgue comme un rempart à la violence qu’il subit. Portée par un formidable duo d’acteurs, cette fiction plonge le spectateur dans une atmosphère étouffante au travers d’une succession de plans « cliniques » de l’angoissant pensionnat. Cette projection a été avant tout l’occasion pour les spectateurs de faire la rencontre de l’acteur principal Lukas Till Berglund, venu présenter ce téléfilm. A sa présence s’est ajoutée celle du réalisateur et de la productrice du second film en compétition, Hivatal.

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À l’heure où le sujet de l’immigration est au centre de l’attention médiatique européenne, cette histoire fait écho à des événements contemporains bien qu’elle ait été écrite auparavant. Viktor Oszkar Nagy nous fait partager la vie d’Anna, fonctionnaire au service de l’immigration en Hongrie, tout juste embauchée. Cette histoire touchante nous emporte dans la vie de personnes immigrées qui, au grès de parcours difficiles, de situations compliquées, essaient par tous les moyens de rester sur le continent européen. Leur espoir ? Obtenir un titre de séjour ou, au meilleur des cas, la nationalité hongroise. Dès le début de la projection, la productrice tient à nous signifier que les histoires que nous allons voir sont inspirées de personnes réelles ayant côtoyé le bureau de l’immigration. Grâce à un considérable travail sur la photographie de Tamas Dobos et Viktor Oszkar Nagy, une lumière empathique vient renforcer les scènes poignantes qui s’enchaînent sur l’écran. L’authenticité est une des forces du film, et le jeu des acteurs, débordant de sincérité, soutient la pertinence du sujet. Dans le rôle principal, Anna Fignar, sublime actrice non professionnelle, nous interpelle sur la nécessité de garder notre humanité face à ces drames.

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Attention infos !

La société de production a déjà réalisé plusieurs films documentaires sur le sujet de l’immigration, le réalisateur alors a pu suivre durant plusieurs semaines la vie quotidienne du bureau de l’immigration et les histoires de ces familles. Lorsque le film fut fini, il a été organisé une projection avec la directrice de l’immigration hongroise et elle fut choquée par l’histoire de la famille turque. Elle aurait aimé être au courant. Depuis, la famille en question a obtenu un titre de séjour en Hongrie. Y a-t-il un lien avec le film ? Ceci restera un mystère…

Groenland

Afin de fuir la monotonie d’Amsterdam, Hugo Maes, jeune photographe, s’établit au Groenland. A son retour, ses photographies rencontrent un franc succès auprès des critiques néerlandais. Lors de son exposition, l’artiste s’éprend de la jeune Iris Samkalden. L’idyllique amour originel laisse peu à peu place à une relation rendue difficile par la complexité du caractère de Hugo, et les exigences de sa vocation. Même si la relation amoureuse est un thème phare de la fiction, ce téléfilm néerlandais parvient à tirer son épingle du jeu par une mise en scène audacieuse. Le réalisateur Thomas Kaan ancre d’emblée l’esthétique de son intrigue dans l’univers professionnel de son personnage principal en adoptant une esthétique photographique (images de types planches contacts, séquences couleur ou noir et blanc granuleuses, etc.). Cet ancrage est renforcé par une immersion dans le reportage photographique réalisé par le personnage principal. Le metteur en scène parvient à mêler fiction et documentaire pour créer une forme hybride et donner une autre sens à cette histoire, celui de la confrontation des cultures, des paysages diamétralement opposés.

Fabien Stephan & Andreas Bernal

Smart FIPA : 2016 sera-t-elle l’année de la Réalité Virtuelle ?

Le Smart FIPA centralise chaque année les réflexions sur la place et lavenir des nouvelles technologies au sein de la création audiovisuelle. Pour cette édition 2016, il se construit autour du thème de la narration sensorielle. Nous avons assisté au premier round des Keynotes ce jeudi, présenté par Paul Tyler, avec Nicolleta Iabobacci, entrepreneure et porteuse de projets transmédia, Vincenzo Valentino Suca, maître de conférence et directeur éditorial des Cahiers européens de limaginaire, et Chris Crawford, ancien concepteur de jeux vidéos et expert de la narration interactive.

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S’engager dans l’Histoire, une transformation du regard

Jeune réalisateur au FIPA 2015  : rencontre avec Jérôme Clément-Wilz

Première fois au FIPA de Biarritz pour Jérôme Clément-Wilz. En compétition, Un Baptême du Feu est un documentaire de création produit par Jérôme Caza. Nous sommes allés à sa rencontre et vous proposons ici un compte rendu de cet échange. Qui est ce jeune réalisateur ? Quelle vision du documentaire nous propose t-il ? Comment a t-il crée ce film ? Telles sont les questions que nous avons abordées.

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“Nous nous trouvons tous un jour à la croisée des chemins. Pour certains, cela arrive plus tôt que d’autres »

«A class of their own», un film de Haryun Kim, est le fruit d’un travail de quatre ans. Quatre ans passés dans une école primaire de Canton, qui accueille des enfants d‘émigrés qui n’ont pas accès à l’éducation publique en Chine.

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« J’ai essayé d’être conducteur d’Opéra, je n’ai pas trouvé de travail, je suis devenu documentariste »

A l’occasion du 150e anniversaire de Richard Strauss, le réalisateur allemand Eric Schulz présente son documentaire « Richard Strauss – Am Ende des Regenbobens / Richard Strauss – A la fin de l’arc-en-ciel » dans la catégorie musique et spectacle au FIPA de Biarritz 2015.

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Le FIPA, un rendez-vous qui s’exporte ! Interview de son délégué général

Le délégué général du FIPA 2015 nous livre son analyse du secteur audiovisuel, bien vivant, et explique les grands axes du festival, professionnel, grand publi et international. Son interview vidéo réalisée et montée mardi 20 janvier par Antoine E. Saadé est visible ici-même :

Cette 28ème édition du FIPA, dans la logique de montrer les meilleurs programmes audiovisuels, de télévision ou non, affiche 130 programmes de 27 pays. De la fiction, du documentaire, du grand reportage, du spectacle vivant et du transmédia seront ainsi proposé aux festivaliers du 20 au 24 janvier 2015 à Biarritz.

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The Missing – Quand le polar british s’aventure en territoire français

Pour ouvrir cette 28ème édition du Festival International de Programmes Audiovisuels dans la station balnéaire de Biarritz, une ville qui plongée dans l’austérité de l’hiver pourrait parfaitement servir de décor à un polar, quoi de mieux que la série britannique The Missing, projetée ce soir à l’issue de la cérémonie d’inauguration.

Deux homes et une femme se regardent gravement avec un coucher de soleil en contre-jour. Série TV "The Missing"
Les trois personnages principaux de la série « The Missing »

Tony, un père meurtri par la disparition de son fils survenue plusieurs années plus tôt au cours d’un séjour dans une petite ville de province française, retourne sur les lieux du drame et lutte à corps perdu pour retrouver sa trace. Séparé de sa femme depuis ce tragique incident et désormais seul contre tous, il trouve néanmoins du soutien auprès d’un détective français à la retraite, acceptant de reprendre du service pour résoudre cette enquête laissée sans réponse.

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L’ouverture du FIPA 2015 sous le signe de la modernité

« Je déclare officiellement la 28eme cérémonie du FIPA ouverte ». Ainsi s’acheva le discours du maire (MoDem) de Biarritz, Michel Veunac, lors de la cérémonie d’ouverture du FIPA 2015 au Gra nd Casino de la côte Basque.

Environ 15 personnes sur scène avec en fond le logo "FIPA 2015"
Les jurés des 6 sélections officielles du FIPA 2015

Au programme de cette année, un véritable « coup de projecteur » sur les séries anglo-saxonnes, avec premier exemple la remise de l’EuroFIPA d’honneur au réalisateur Chris Chisbnall, pour récompenser le premier opus de sa série Broadchurch. Et en deuxième lieu, la promotion du pilote de la série The missing dans l’enceinte du grand amphithéâtre de la gare du midi, que nous commenterons dans un prochain article.

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