Archives par mot-clé : Série TV

Ta’agad- Army Clinic

De Nawel Fassouli et Sarah Calfond

       Parmis les dix séries qui figurent dans la programmation du FIPA cette année, se cache une perle israélienne « Ta’agad – Army Clinic » why not check here. La série a été créée, écrite et réalisé par un seul et même homme, à savoir Zion Rubin. Dans cette série “fleuve” au format proche du feuilleton – 40 épisodes de 30 minutes pour la première saison-, nous sommes amenés à suivre le quotidien d’une équipe médicale de Tsahal, l’armée de défense israélienne. Huit jeunes infirmiers militaires se partagent deux petits baraquements, une douche commune, et des installations précaires. Dans ces lieux restreints, les relations hommes / femmes sont souvent tendues. L’équipe navigue entre zone de guerre, trafics de médicaments, amitié et amour, le tout en vivant des expériences souvent douloureuses.

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Studio+ : les séries pour le tout petit écran

Lancée fin novembre, l’application Studio+ est arrivée sur le marché de la fiction audiovisuelle en apportant une vraie nouveauté : des séries au format court conçues pour un visionnage sur smartphone. Gilles Galud, directeur du projet était au Fipa hier pour présenter Crime Time en présence de l’équipe de la série.

C’était la première fois hier que Julien Trousselier, jeune réalisateur de Crime Time, voyait sa série sur grand écran. Le passage du cinq pouces à l’écran du cinéma Le Royal de Biarritz n’a pas desservi sa première fiction. « Ça a de la gueule quand même » comme il le résumait plutôt bien.

Parce que oui, Crime Time, comme toutes les autres séries diffusées et produites par Studio+, est d’abord destinée aux écrans de smartphones. Affilié au groupe Canal, la force de ce projet tient dans cette originalité, pour 4,99 euros par mois, les utilisateurs ont accès à des séries dont les épisodes ne dépassent pas les dix ou douze minutes et sont conçus pour être visionnés sur un smartphone. Dans un monde où le temps disponible serait devenue une denrée rare, Studio+ veut vous divertir là où un épisode de Games of Throne est trop long pour ce trajet en bus mais où parler à votre voisin reste définitivement inconcevable. Pari risqué pour ce Netflix français du format court mais plutôt réussi à en croire les réactions du public hier soir.

Breaking bad brésilien ?

Effectivement, Crime Time en a mis plein les yeux pour les spectateurs présents dans la salle. Le pitch, Antonio Padaratz est un présentateur de télé brésilien dont l’émission est suivie par près de la moitié du pays. Il se rend dans les favelas de Sao Paulo et montre sans aucune pudeur, les crimes les plus macabres de ces quartiers. Pourtant, « Tony » lui-même n’a pas toujours vécu sous les projecteurs et a d’abord été un flic un peu minable de ces mêmes rues. Cette première saison raconte, comment l’homme, à la morale très contestable, a réussi à atteindre les sommets. Une histoire très largement inspirée de celle de Walace Souza.

 

Crime Time a tout pour conquérir le public jeune qu’elle vise : violence, action, sexe et humour. Le format smartphone favorise beaucoup les gros plans mais a aussi l’avantage de jouer énormément sur le son. « Les utilisateurs de smartphones utilisent des écouteurs, le son nous a paru important et permet de représenter tout ce qui n’est pas dans l’image et créer une véritbale immersion » assure Gilles Gallud. Si certains devront s’habituer à ce nouveau mode de visionnage, les autres s’y feront très rapidement. Donc si vous êtes de ceux qui dégainent leur appli YouTube dès que l’ennui se fait sentir ou de ceux pour qui binge watching est devenu le quotidien, votre bonheur est peut-être ici. Le rythme est soutenu (le format court ne laissant pas vraiment le temps au silence), l’image est soignée et le jeu des acteurs, – en particulier d’Augusto Madeira, convaincant en tueur froid et cynique et touchant en bon père de famille – est très juste et parvient à nous emmener au cœur des favelas.

La qualité en dix minutes

Car la force de Studio+, c’est aussi ça. En proposant des séries de qualité au format très court et sur mobile, elle vise un public très précis. « Les 25-45 ans sont le cœur de cible » selon Gilles Galud, « un public de télé connoisseurs qui sont habitués à du contenu pointu ». En opposition donc avec une télé traditionnelle, rassembleuse mais plus lisse. La plateforme travaille donc avec des équipes très jeunes, des réalisateurs au scénaristes, qui leurs proposent des sujets originaux avec une esthétique recherchée. Rapidement, Studio+ pourrait très probablement se présenter comme un véritable vivier de jeunes talents et pourrait servir de tremplin pour passer des dix minutes au long format. C’est d’ailleurs ce que certains peuvent regretter, le fait de gâcher certains talents en les enfermant dans ce cadre si restreint de la durée et du support.

Il est encore tôt pour juger du succès ou non de Studio+ mais on ne peut définitivement pas contester la qualité des contenus proposés ni de l’originalité et de la vraie nouveauté du concept. De plus, l’application vise grand en étant présente dans une vingtaine de pays dans le monde entier tout en proposant les mêmes contenus internationaux. Il est ainsi possible de visionner des séries danoises, brésiliennes ou américaines, une garantie d’avoir toujours plus de contenus variés et originaux. Comme pour l’année dernière, 35 millions d’euros seront investis cette année, l’objectif étant de multiplier les positions en Asie, Amérique latine et ailleurs encore.

CALLBOYS

Mercredi, 14h45, théâtre du Casino, entre un reportage d’investigation sur la dette étudiante (Etudiants, l’avenir à crédit) et un autre sur une rescapée de l’attaque contre Charlie Hebdo (Rien n’est pardonné) était programmé Callboys. Cette série belge de 7 épisodes de 50 minutes créée par Jan Eelen et Youri Boone est peut être la surprise de ce début de festival mais c’est surtout un étonnant choix de programmation de la part du FIPA. Continuer la lecture de CALLBOYS

« Utiliser des procédés narratifs exigeants c’est prendre le risque de perdre le public. » Euros Lyn

 Entretien avec Euros Lyn, réalisateur de Happy Valley

Présent au FIPA à l’occasion de la projection des deux premiers épisodes de la série Happy Valley, Euros Lyn, réalisateur gallois ayant travaillé sur de nombreuses séries TV britanniques, revient sur son parcours et son travail sur la série.

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Marsman – pari réussi ou échec créatif ?

Un beau jour, la vie de Nico Marsman déraille sans prévenir. Il perd son travail de vendeur de voitures, sa femme le quitte pour faire une « pause » et le voici seul à devoir s’occuper de son frère autiste, livré à lui-même après la mort de leur mère. Nico va-t-il pouvoir tout changer ?

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The Missing – Quand le polar british s’aventure en territoire français

Pour ouvrir cette 28ème édition du Festival International de Programmes Audiovisuels dans la station balnéaire de Biarritz, une ville qui plongée dans l’austérité de l’hiver pourrait parfaitement servir de décor à un polar, quoi de mieux que la série britannique The Missing, projetée ce soir à l’issue de la cérémonie d’inauguration.

Deux homes et une femme se regardent gravement avec un coucher de soleil en contre-jour. Série TV "The Missing"
Les trois personnages principaux de la série « The Missing »

Tony, un père meurtri par la disparition de son fils survenue plusieurs années plus tôt au cours d’un séjour dans une petite ville de province française, retourne sur les lieux du drame et lutte à corps perdu pour retrouver sa trace. Séparé de sa femme depuis ce tragique incident et désormais seul contre tous, il trouve néanmoins du soutien auprès d’un détective français à la retraite, acceptant de reprendre du service pour résoudre cette enquête laissée sans réponse.

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