Une série touchant au sublime : Le Passager

a_l_aveugle2Nous sommes allées voir la nouvelle série de France 2 « Le Passager » avec Jean Hugues Anglade et Raphaëlle Agogué, nous aurions aimé  voir le deuxième épisode de cette série mêlant, très très subtilement, psychiatrie et intrigue policière. A notre grand plus grand regret la foule s’échappant entre les deux épisodes nous a emportées. Malgré nos cris de protestation, tentant de nous agripper à nos sièges avec l’énergie du désespoir, nous n’avons pu résister au flux ininterrompu des spectateurs sortant de la salle.

Éjectées à l’extérieur du Casino, hébétées, nous avons attendu la fin du deuxième épisode, peut-être quelques personnes avaient-elles réussi à rester à l’intérieur… 50 minutes plus tard nous avons vu sortir deux survivantes de ce tsunami humain. Avec elles nous avons tenté de comprendre : pourquoi, pourquoi étaient-ils tous sortis ?

Les dialogues sont d’une intensité troublante

« Il parait que les taureaux sont forcés de rester ensemble et finissent par se monter les uns les autres, ça fait beaucoup d’enculés dans l’arène. » Inspecteur Chatelet dans le premier épisode parlant à un éleveur de taureaux de corrida.

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Des personnages attachants

L’inspecteur Chatelet, femme torturée, anciennement suicidaire, ne faisant confiance à personne et agressant la première personne venue attire immédiatement la sympathie du spectateur. Tous les acteurs semblent être nés pour incarner ces personnages !

Des scènes d’un réalisme perturbant

La fameuse scène du camé qui refuse d’ouvrir la porte des douches. Celui-ci finit par céder au discours convaincant de Freire, le psychiatre, ouvre la porte, sprinte sur 10 mètre avant d’être retrouvé en position fœtale, incapable de se lever au fond d’une douche.

Le sdf alcoolique buvant son cubi de vin rouge en cellule de dégrisement.

La femme de Bonfils ne montre aucun signe de surprise en apprenant que son compagnon, disparu depuis 5 jours, a été retrouvé couvert de sang et amnésique, preuve que l’amour conjugual existe encore.

Freire reste la tête dans le canapé pendant 5 minutes incapable de se relever car l’inspecteur Chatelet lui a menotté les mains.

La scène du baiser a ému aux larmes nos survivantes…

Autant d’instants de pur plaisir qui mèneront sans aucun doute « Le Passager » au Panthéon du petit écran.

Une série futuriste

L’hôpital psychiatrique semble à la pointe du progrès. Le personnel respecte le choix de Bonfils de garder, des jours durant, son débardeur maculé de sang, se faisant ainsi l’écho de l’évolution de la situation, auparavant, déplorable de la psychiatrie en France.

Le château du père de l’inspecteur Châtelet est du meilleur goût. La scène du dîner nous rappelle à tous de délicieux dimanches en famille.

Un seul bémol

Seul défaut de ce chef d’œuvre : une technique très approximative, heureusement celle-ci ne parvient pas à affaiblir la qualité cette série touchant au sublime !

Décidément nous avons beau chercher nous ne trouvons rien à reprocher à cette série qui donne enfin à la production française ses lettres de noblesse.  A ne manquer sous aucun prétexte !

Sarah, Léa D, Soraya, Léonor

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